Toutes ces choses que je vois,
Tous ces gens qui n'existent pas...
Et dans un coin de la pièce,
Une petite fille...
Là, la tête sur le côté, elle m'épie...
Pourquoi ressemble-t-elle à ma nièce?`
Celle qui est morte dans un incendie,
Brûlée vive tout près de la sortie...
Jamais on a pu prouver que c'était le feu qui l'avait consummée,
Car sur tous les murs à ses côtés,
On trouva des traces de sang,
Des tâches les constellant...
Que t'est-il arrivé?
As-tu été assassinée?
Ses dents étaient éparpillées,
Et le tapis de sang aussi était jonché...
Qui est venu te voir et pourquoi?
Pourquoi t'a-t-il fait cela?
Mon regard se reporte sur ce petit coin d'ombre...
Elle est là, dans la pénombre...
Elle m'observe et m'appelle...
Elle veut mon aide pour sortir de cet enfer...
Et toi, tu lis en buvant un thé au miel,
Imaginant cette situation impossible sur terre.
Mais regarde derrière toi...
Si si, elle est là...
Réalité ou simple illusion,
Simplicité ou division?
Croyance ou ignorance,
Peur ou souffrances?
Où es-tu petite fille?
Qu'est-ce qui te retient ici?
Fait divers dans un journal, incendie dans un immeuble de la banlieue...
Une fillette meurt derrière la porte de chez elle rongée par le feu...
Brûlée vive, morte dans l'indifférence...
La page du journal est tournée,
On l'a déja oubliée...
Et toute cette souffrance?
Morte et enterrée,
Il n'en est rien resté...
Seule cette stèle gravée,
Atteste de son passage parmi nous...
Personne n'a jamais su la vérité,
Ou peut-être qu'elle a été révélée aux fous...
Moi je la vois chaque nuit,
Elle est toujours ici...
Je vois les morts et eux me voient,
Ils me parlent où que je sois...
Et, dans ma tête, un brouhaha...
Dans lequel se mêlent des milliers de voix...
Toujours floues, c'est à moi de comprendre,
A moi d'être indifférente et d'apprendre...
Je vois en vous également,
Je ne me laisse aller à aucun sentiments...
Vous croyez le contraire?
Détrompez-vous stupides humains...
Je ne suis pas encore au cimetière,
Je peux vous prouver ce que je dis...
Trembler de peur pauvres mourrants...
Car rien ne vaut la mort, même pas la vie...
Petite fille prendre ma main...
Viens, je t'emmène très loin...
Dans l'endroit où sont tes parents,
Celui où vontles ignorants...
J'irai en enfer après ma mort,
Pas parce que je mérite, à tort,
Mais parce que je le veux...
Après tout, pourquoi voudrai-je aller aux cieux?